« L’esprit cherche et c’est le cœur qui trouve »
George Sand

Dr Frédéric Couttenier

Les travaux du Dr Frédéric Couttenier

Apesal - Armetieres – Appel à projets 2015

Obésité : mieux accompagner les enfants

L’obésité est un facteur de risque cardio-vasculaire connu. Aujourd’hui, la situation est plus préoccupante, on constate qu’on devient obèse de plus en plus tôt. En France, la prévalence du surpoids des enfants est de 18%, celle de l’obésité infantile de 4%. La Région Nord-Pas de Calais, selon plusieurs études épidémiologiques, semble la plus touchée par cette épidémie. Cette même prévalence était de 16,7% d’après une enquête réalisée auprès d’enfants scolarisés en grande section de maternelle en 2005-2006. Les résultats de l’étude Obépi 2009 montrait que cette maladie était déjà en augmentation exponentielle depuis une dizaine d’années (augmentation de 51,9% depuis 1997).
L’objectif des travaux menés par le Dr Coutennier et son équipe (Apesal) et soutenus par la Fondation Cœur et Artères, est de repérer précocement et suivre des enfants de 4 ans obèses ou à risque ultérieur d’obésité au sein des écoles maternelles du département du Nord et de les accompagner ainsi que leur famille et leur environnement par des professionnels de santé (médecins, infirmières, diététiciennes).Le risque ultérieur d’obésité est déterminé sur l’analyse de l’évolution des courbes de poids et de taille.

L’objectif final est de contribuer à la diminution de la prévalence de l’obésité chez les enfants et leurs familles.

Ainsi, plus de 8500 enfants ont été évalués. Parmi eux, 31,6% sont à soit à risque ultérieur d’obésité soit déjà en obésité de grade 1 ou 2. Plus de la moitié des familles concernées ont bénéficié d’actions de sensibilisation- prévention avec proposition de suivi diététique. A noter que les parents dont les enfants sont en insuffisance pondérale sont alertés ainsi que leur médecin.

Lorsque les enfants ont atteint l’âge de 6 ans, 81,5% des enfants ont stabilisé voire amélioré leur situation pondérale, mais dans 18,5% des cas elle s’est aggravée. Les habitudes de vie générale ont été modifiées à des degrés divers.