« L’esprit cherche et c’est le cœur qui trouve »
George Sand

Dr. Olivier Meilhac

Les travaux du Dr. Olivier Meilhac

CHU X. Bichat, secteur Claude Bernard – PARIS – Appel à projets 2009

2009 – Les hypothèses

Peut-on utiliser les transporteurs de bon cholestérol (HDL) pour traiter les AVC ?

2013 – Les conclusions de l’étude : Vers une prise en charge révolutionnaire de l’AVC


Le bon cholestérol n’est pas nommé ainsi par hasard. Une équipe de chercheurs financée en partie par la Fondation Cœur et Artères vient en effet de mettre en évidence son effet protecteur sur les artères au cours du traitement en urgence des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Menées chez le rat par l’unité INSERM 698 (Pr Amarenco et Dr Meilhac, AP-HP/ Université Paris Diderot), ces expérimentations montrent une réduction de 90% des complications hémorragiques du seul traitement disponible de l’AVC.

 

1ère cause de handicap chez l’adulte, l’AVC touche chaque année 150 000 personnes en France.

Plus du trois-quarts de ces accidents sont provoqués par l’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot (ischémie cérébrale). Or le seul médicament recommandé en urgence pour dissoudre ce caillot et ainsi rétablir une vascularisation normale peut être à l’origine de complications majeures.

En effet, si ce médicament appelé Actilyse® (altéplase) permet la guérison de 40% des patients, il comporte également un risque d’hémorragie cérébrale pouvant mener jusqu’au décès (6% des cas).

 

Les chercheurs ont découvert un nouveau traitement qui pourrait diminuer jusqu’à 90% ce risque de complication hémorragique. Ce traitement est constitué de lipoprotéines de haute densité (HDL ou « bon cholestérol »), isolées à partir de plasma humain. Bien connues pour leurs nombreux bénéfices (anti-inflammatoires, anti-oxydantes…) les HDL sont des particules chargées d’évacuer le mauvais cholestérol depuis l’intérieur des artères jusqu’au foie où il est éliminé.

 

« Cette découverte, si elle est confirmée chez l’homme par un essai clinique que nous comptons mener (NDLA : courant 2013), pourrait révolutionner la prise en charge de l’attaque cérébrale et offrir de nouvelles perspectives pour améliorer la guérison des patients victimes d’AVC. On pourrait même imaginer dans l’avenir la production par génie génétique de particules qui ressembleraient aux HDL » a indiqué le Pr Amarenco, chef du service de neurologie et Centre d’accueil et de traitement de l’attaque cérébrale de l’hôpital Bichat (AP-HP/ Université Paris Diderot) et co-directeur avec le Pr Steg de l’équipe de recherche « Recherche clinique en athérothrombose » au sein de l’Unité mixte Inserm-Université Paris Diderot 698.

Cette étude est parue le 19 février 2013 dans la revue médicale Stroke.

Plus d’informations sur le site de l’INSERM

 

Sources:

« High-density Lipoprotein–Based Therapy Reduces the Hemorrhagic Complications Associated With Tissue Plasminogen Activator Treatment in Experimental Stroke »

Bertrand Lapergue, MD; Bao Quoc Dang, MSc; Jean-Philippe Desilles, MSc; Guadalupe Ortiz-Munoz, PhD; Sandrine Delbosc, PhD; Stéphane Loyau, BscTech; Liliane Louedec, BscTech; Pierre-Olivier Couraud, MD, PhD; Mikael Mazighi, MD, PhD; AQ2 Jean-Baptiste Michel, MD, PhD; Olivier Meilhac, PhD; Pierre Amarenco, MD