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Les dyslipidémies se définissent par des taux élevés de LDL-cholestérol (dit « mauvais cholestérol ») et/ou de triglycérides et/ou des taux bas de HDL-cholestérol (dit « bon cholestérol »).
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Les dyslipidémies sont détectées grâce à l'analyse des antécédents familiaux et la réalisation d’un bilan lipidique complet.
Ainsi :
- le cholestérol total devrait être inférieur à 2g/L ,
- les Triglycérides totaux devraient être inférieurs à 1,5 g/L ,
- le LDL-cholestérol devrait être inférieur à 1,60 g/L (en l’absence d’autres facteurs de risque) ,
- le HDL-cholestérol devrait être supérieur à 0,40 g/L.
Mécanismes
Les lipides sont véhiculés dans le sang via des « transporteurs » appelés lipoprotéines. 5 catégories de lipoprotéines circulent dans le sang.
Parmi lesquels :
- les VLDL qui transportent essentiellement les triglycérides ,
- les LDL ou « mauvais cholestérol » qui transportent essentiellement du cholestérol. Elles déposent le cholestérol sur les parois des artères et contribuent ainsi à la formation progressive de plaques d’athérome ,
- les HDL ou « bon cholestérol » récupèrent le trop plein de cholestérol dans les organes pour le transporter vers le foie et ainsi l’éliminer. De cette façon, elles diminuent le risque d’apparition de plaques d’athérome.
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| Causes
Les causes des dyslipidémies sont multiples et dépendent des lipides concernés. Ainsi une anomalie du cholestérol peut être causée notamment par le surpoids et l’obésité, l’hypothyroïdisme, une insuffisance rénale chronique ou encore des prédispositions génétiques. Une anomalie des triglycérides peut être causée notamment par le surpoids et l’obésité, le diabète ou encore l’alcoolisme.
L’organisme humain produit lui-même une grande part du cholestérol qui lui est nécessaire. Un taux de cholestérol élevé dépend en partie de facteurs héréditaires et également du mode d’alimentation. Le taux de triglycérides élevé dépend plus rarement de facteurs héréditaires et est considérablement influencé par le mode d'alimentation. Ainsi, une alimentation riche en graisses et en sucres augmentera le taux de triglycérides.
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| Epidémiologie
Les dyslipidémies touchent 4 à 10 % de la population française. 99% d’entres elles conduisent au développement de plaques d’athérome. Elles constituent alors un facteur de risque important des maladies cardiovasculaires.
Conclusion
Les maladies cardiovasculaires étant multifactorielles, la prise en charge d’une dyslipidémie ne peut être qu’une des composantes d’une stratégie globale de prévention visant à modifier les facteurs de risque d’une personne.
La prise en charge d’une dyslipidémie doit être personnalisée et prendre en compte le niveau de risque cardiovasculaire de chaque individu.
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