« L’esprit cherche et c’est le cœur qui trouve »
George Sand

Les programmes du Fonds Foé

La Fondation Coeur et Artères finance dans le cadre du Fonds Marc-Vivien Foé des programmes de recherche innovants sur les arrêts cardiaques

Les travaux du Professeur Philippe Chevalier

 

Existe-t-il des risques d’infection virale dans la survenue de la mort subite d’origine ischémique ?

L’infarctus du myocarde est une maladie cardiaque qui correspond à l’obstruction d’une artère qui irrigue le cœur (artère coronaire) par un caillot de sang, qui se forme sur une lésion de la paroi artérielle ; lésion correspondant à une plaque d’athérome.

L’infarctus du myocarde peut être rapidement mortel du fait de la mort d’un volume important du tissu cardiaque, qui entraîne une diminution du volume de sang pompé par le cœur et une insuffisance du débit sanguin dans les organes.
L’infarctus du myocarde peut aussi être rapidement mortel en désorganisant l’activité électrique du cœur qui normalement déclenche sa contraction. Il s’agit d’un trouble du rythme cardiaque. La désorganisation totale de l’activité électrique correspond à la fibrillation ventriculaire qui provoque l’arrêt cardiaque et la mort subite du patient.

Il n’y a actuellement aucune possibilité de connaître le risque de déclenchement de ces troubles du rythme graves et mortels (fibrillations ventriculaires) chez un patient donné, lors d’un infarctus du myocarde.
Des études très récentes suggèrent le rôle potentiel des virus dans la survenue d’arythmies à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde.
L’objectif de ce projet vise à identifier si le fait d’être porteur de certains virus prédisposerait les patients à la survenue de fibrillations ventriculaires et au risque de mort subite à la phase aigue de l’infarctus du myocarde.
L’étude portera sur 400 patients, dont 200 ayant survécu à un premier infarctus du myocarde et 200 autres patients ayant été victimes d’une mort subite à la phase aiguë de l’infarctus. Le recrutement  des patients se fera dans 45 centres hospitaliers français.
A terme, les informations obtenues grâce à cette étude pourraient permettre de détecter certains des patients dont le risque de mort subite est augmenté lors d’un d’infarctus du myocarde et donc de prendre des mesures préventives spécifiques pour réduire ce risque.
Il s’agit d’une étude susceptible d’améliorer la prévention secondaire de la mort subite chez les patients victimes d’un infarctus du myocarde.