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Les maladies cardiovasculaires sont des maladies évoluant sur des décennies. La prévention, qu’elle soit primaire, s’appliquant à des sujets non symptomatiques mais ayant un grand risque de le devenir, ou tertiaire, s’appliquant à des malades ayant déjà présentés un accident cardiovasculaire, va s’effectuer sur un grand nombre d’années.
Le premier objectif est évidemment de bien définir les sujets à prendre en charge : c’est le rôle des études épidémiologiques que d’aboutir à ce but. La Fondation Coeur et Artères soutient d’ailleurs plusieurs études épidémiologiques, parmi lesquelles : « Fluctuations pondérales et risque de syndrome métabolique dans la cohorte SU.VI.MAX »
« Interactions gène-environnement et déterminisme du syndrome métabolique dans la population générale européenne »
Le deuxième objectif est la prise en charge optimale de chaque sujet en fonction de son profil de risque. Ces éléments aboutissent le plus souvent à des consensus professionnels souvent élaborés au sein d’institutions comme l’ANAES et l’AFSAPS.
Le troisième objectif est l’application de ces recommandations (stratégies médicamenteuses et non médicamenteuses) au sein des populations et des malades.
Les études socio-économiques constituent un éclairage aujourd’hui très important pour déterminer les actions à favoriser et les priorités en matière de santé. Elles répondent notamment à la question suivante : quels moyens faut-il consentir pour obtenir des gains médicaux en termes de diagnostiques et thérapeutiques ? Cette question suppose que soit résolue celle de l’efficacité des nouvelles stratégies et des alternatives à celles déjà opérantes.
Elles exigent ensuite que soient étudiés les comportements des acteurs face à ces nouvelles stratégies : les disciplines économiques, psychologiques, anthropologiques et sociologiques sont dès lors convoquées et le recours aux sciences humaines et sociales devient incontournable. La Fondation Coeur et Artères soutient d’ailleurs plusieurs études d’intervention visant à tester de nouvelles stratégies de prévention, parmi lesquelles :
« Efficacité de 3 stratégies de promotion de l’alimentation et de l’activité physique chez l’adolescent »
Enfin, la mesure précise des ressources humaines, matérielles, financières à mobiliser pour mettre en oeuvre ces stratégies doit être effectuée. Ainsi pourra-t-on éclairer des questions telles que :
- Quel est le dépistage le plus approprié pour détecter tel risque dans telle population ?
- Comment le dépistage choisi retentit-il sur le gain clinique et sur le coût économique par les prescriptions et les comportements d’acteurs qu’il déclenche ?
- En quoi l’application plus stricte des recommandations issues des consensus scientifiques permet-elle d’optimiser les résultats médicaux et économiques des actions préventives, diagnostiques et thérapeutiques ?
- Ces actions doivent-elles être mises en oeuvre différemment selon les populations cibles optimales de ces actions compte tenu des ressources disponibles ?
La réponse à ces questions est déterminante pour éclairer les choix et les décisions et appelle simultanément les sciences biomédicales et les sciences humaines et sociales pour les résoudre. |