« L’esprit cherche et c’est le cœur qui trouve »
George Sand

Pr Jean-Baptiste Michel

Les travaux du Pr Jean-Baptiste Michel

INSERM – Paris – Appel à projets 2011

Essai de nouveaux stents dans le traitement expérimental des anévrismes

Les maladies cardio-vasculaires forment avec les cancers les deux causes majeures de décès dans les pays industrialisés.

Parmi les maladies cardiovasculaires, l’anévrisme de l’aorte abdominale est défini par une dilatation du vaisseau de plus de 50% du diamètre normal. C’est une maladie grave qui peut être fatale en cas de rupture de l’anévrisme. Par exemple, elle provoque chaque année 9000 décès aux USA. Depuis de nombreuses années, le traitement de référence est la chirurgie invasive qui à pour but d’éviter la rupture.

Dès les années 1990, une nouvelle approche thérapeutique a été développée. Elle consiste à exclure l’anévrisme en déployant une endoprothèse (stent),  qui le recouvre de bas en haut, et qui oblige le flux sanguin à traverser l’endoprothèse. Cela permet d’éviter l’expansion de l’anévrisme et sa rupture. Néanmoins, dans certains cas cela n’empêche pas la croissance de l’anévrisme et parfois sa rupture.

L’anévrisme contient un caillot de sang (thrombus) qui présentent des propriétés biologiques, et en particulier des activités enzymatiques qui facilitent la croissance de la taille de l’anévrisme. La pose d’un stent, contrairement à la chirurgie, laisse en place ce caillot de sang, qui de part la persistance de son activité enzymatique peut entrainer la dégénérescence de l’anévrisme.

Un modèle d’anévrisme a été mis au point sur l’aorte de rat et un stent adapté a été fabriqué. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’implication de l’activité enzymatique du thrombus resté en place, dans les échecs qui suivent la mise en place d’un stent. Dans un second temps, l’objectif est d’identifier des marqueurs radiologiques (biomarqueurs) d’évolution de l’anévrisme, et de les comparer à l’activité enzymatique du thrombus, afin de déterminer si ces biomarqueurs radiologiques permettent de pronostiquer quelle est l’activité biologique du thrombus.

Transposé chez l’homme, cela permettrait par un simple examen radiologique d’identifier l’évolution d’un anévrisme après la pose d’un stent, et de prédire si un anévrisme continue d’évoluer dangereusement et donc d’intervenir à temps pour éviter sa rupture, et dans la majorité des cas la mort instantanée du patient.