« L’esprit cherche et c’est le cœur qui trouve »
George Sand

L’hypercholestérolémie

Avoir du cholestérol n’a rien d’alarmant. C’est même essentiel: ce lipide est indispensable à notre organisme. C’est l’excès de cholestérol: l’hypercholestérolémie qui constitue un véritable facteur de risque des maladies cardiovasculaires.

Il faut savoir que le cholestérol en lui-même est un élément essentiel pour le bon fonctionnement de l’organisme. Il est en grande partie produit dans le foie, et une plus petite quantité est apportée par notre alimentation.

Or le cholestérol devient dangereux lorsque la concentration de cholestérol transporté par les LDL (mauvais cholestérol) est trop élevé dans le sang. Si l’on absorbe trop de graisses saturées (graisses des animaux terrestres et certains végétaux), le taux de mauvais cholestérol dans le sang augmente. C’est cet excès de cholestérol qui peut alors entraîner la formation de dépôt dans les parois des artères (l’athérosclérose), qui seront responsables des infarctus du myocarde et des AVC.

On parle d’hypercholestérolémie LDL quand le taux de cholestérol LDL dépasse 1,6g/l chez une personne qui n’a pas d’autres facteurs de risque. Mais les objectifs thérapeutiques varient en fonction de niveau de risque cardiovasculaire de la personne : plus le risque cardiovasculaire est élevé, plus le cholestérol LDL doit être abaissé. »[1]


[1] L’Etat de santé de la population en France – Suivi des objectifs annexés à la loi de santé publique – Rapport 2009-2010. Maladies cardiovasculaires – L’hypercholestérolémie.


Il n’y a aucun symptôme annonçant l’hypercholestérolémie. Seule la prise de sang permet de connaître son taux de cholestérol. 

  • Afin de prévenir toute altération précoce des artères, il est fortement conseillé d’évaluer son taux de cholestérol le plus tôt possible.
  • On conseillera aux femmes un dépistage systématique notamment lors de la prise de la pilule car un excès de cholestérol associé à ce mode de contraception multiplie les facteurs de risques cardiovasculaires.
  • Équilibrer davantage son alimentation: c’est la première des solutions en cas d’hypercholestérolémie. L’alimentation est primordiale: elle influence de nombreux facteurs de risque cardiovasculaire: l’augmentation du cholestérol, le surpoids, l’hypertension et la formation de la plaque d’athérome.



Qu’est-ce que les dyslipidémies ? :

Les dyslipidémies se définissent par des taux élevés de LDL-cholestérol (dit « mauvais cholestérol ») et/ou de triglycérides et/ou des taux bas de HDL-cholestérol (dit « bon cholestérol »).

  • Les dyslipidémies sont suspectes en cas d’antécédents familiaux et détectés grâce à la réalisation d’un bilan lipidique complet.
  • Les causes des dyslipidémies sont multiples et dépendent des lipides concernés.
    Ainsi une anomalie du cholestérol peut être causée notamment par le surpoids et l’obésité, l’hypothyroïdisme, une insuffisance rénale chronique ou encore des prédispositions génétiques.
    Une anomalie des triglycérides peut être causée notamment par le surpoids et l’obésité, le diabète ou encore une consommation d’alcool excessive et/ou de sucres.
  • Le taux de triglycérides élevé dépend parfois de facteurs héréditaires mais il est considérablement influencé par le mode d’alimentation. Ainsi, une alimentation riche en sucres augmentera le taux de triglycérides.
  • La prise en charge d’une dyslipidémie doit être personnalisée et prendre en compte le niveau de risque cardiovasculaire de chaque individu.